Le Top-10 des règles en transport en commun

Cher utilisateur moyen du transport en commun…

C’est avec un peu d’hésitation et de regret que je me suis départi de ma voiture il y a 2 ans, pensant économiser sur mes frais de transport et faire ma part des choses pour réduire mon emprunte de CO2.

Après plusieurs expériences, ma foi, « enrichissantes », je ne peux passer sous silence le nombre incroyable d’osti de crétins de la pire espèce que je dois côtoyer chaque matin et soir dans mes déplacements. C’est exaspérant et parfois, presque enrageant, de devoir dealer avec la population dans des situations qui sont souvent trop malaisantes pour que quelqu’un intervienne. Du gros matériel de facepalm massif. Mais là, ça va faire.

Ça fait que, cher utilisateur moyen du transport en commun, j’ai décidé de contribuer au mieux-être de la société, en te faisant un court résumé des choses à faire et à ne pas faire quand tu empruntes le bus ou le métro. Tu vas voir, c’est crystal clear. Juste pour toi.

Voici donc, les règles non-écrites (maintenant écrites) de l’éthique en transport en commun.

1- Quand t’es assis dans un siège double dans un autobus…

crisse-moé ton camp dans l’siège du fond. Arrête de bloquer tous les gens qui se cherchent désespérément une place assise, en faisant ton innocent et en tentant de regarder ailleurs. Quand tu fixes ton écran de téléphone ou la fenêtre en ignorant complètement ton entourage, essayes-tu vraiment de faire croire au monde que tu ne les as pas aperçus ? Tu te prends pour qui ? La Reine d’Angleterre ? T’es dans le fucking BUS dude, t’es pas spécial, t’es pas VIP, t’es juste broke comme nous tous. Oh, pis pense même pas à mettre ton sac sur le deuxième banc, en ayant un air incrédule. C’est pas une van de 52 pieds que tu traînes; c’t’un osti de sac à dos. Swing-moé ça entre tes deux jambes, pis fais-moi une place. Crétin.

2- Les escaliers roulants…

ça ne veut pas nécessairement dire: « Stash-toé dans l’milieu d’la place pis forme un barrage routier improvisé ». Bouge ton cul. Si tu veux pas l’bouger, fine. Tasse-toi de quelques centimètres vers la droite, pis laisse le monde de gauche monter les marches comme des êtres humains normaux. Si t’es à gauche et que tu bouges pas … BZZZZT, WRONG. T’as pas saisi le concept, j’pense. Décrisse, épais. Par en bas en déboulant violemment les escaliers, de préférence.

3- T’es pressé de rentrer dans l’wagon de métro, hein?

Ça paraît. Fuck you. Moi je veux en sortir. C’est pas pour rien qu’ils ont mis des ‘tites flèches jaunes fluos pas du tout évidentes partout où il y a des portes de wagons de métro qui s’ouvrent. J’sais pas si t’as remarqué dude, mais les flèches arrivent EXACTEMENT là où le métro s’arrête, à CHAQUE FOIS. Pis j’te confirme que c’est pas un hasard. C’est fait exprès pour toi et les autres mongols dans ton genre, qui auraient du suivre leurs cours de géométrie en 3e année au lieu de sniffer d’la colle. Laisse les gens sortir du wagon en premier. Quand tout le monde est sorti, LÀ, tu peux rentrer, mon p’tit enthousiaste. Inquiète-toi pas, le métro partira pas sans toi, pis tu ne resteras pas coincé dans la porte non plus. Remarque que ça rendrait peut-être service à la population.

4- Ce point est un peu plus délicat

Fuck-it; si t’as pas les moyens de prendre une douche avec du savon et de te brosser les dents, reste donc chez vous. L’haleine de café pis les effluves de brise d’aisselles et de la fragrance « Après-Sport », ça m’écoeure. Torche-toi, maudit malpropre. T’es en société parmi des dizaines de gens, pas dans l’sous-sol de chez tes parents en train de regarder du porn. Le contraire est également vrai; si t’es un peu trop énervé avec le parfum, tu devrais slacker d’une couple de coches. J’aime pas ça avoir l’impression de rentrer dans la section des cosmétiques chez La Baie après avoir scanné ma carte Opus. Contiens-toi un peu, ma p’tite Lise Watier. Oh, pis start-moé même pas sur les gens qui se coupent les ongles en public … ewwwww. Brûles dans un feu d’camp.

5- T’es un gros gros fan de rap français ?

T’as une dépendance à Candy Crush ? Taimes écouter en rafale des vidéos de chats ou de « IT’S JUST A PRANK, BRUH!! » ? Cool. Pas moi, ni le reste de la population. Arrête de nous faire chier en faisant jouer ça full blast. Une paire d’écouteurs, ça coûte 2$ chez Couche-Tard. Attends pas que j’te le rappelle à grands coups de Despacito en arrière d’la tête. COUPE LE SON. Gros crisse d’ingrat.

6- Toujours dans le domaine du téléphone celluaire

RACCROCHE. On veut pas faire partie du soap opera de marde que tu vis avec ta relation Tinder de tout croche. On s’en crisse de ce que tu as à dire à ton ami, à ta mère ou à ton chien. Raccroche. Tu rappelleras quand tu seras sorti du bus, ça presse pas.

7- Arrête de fixer les gens.

C’est extrêmement malaisant. Regarde par terre, par en haut, à gauche, à droite, dehors, lis un livre, un journal, n’importe quoi. Mais arrête de fixer les gens. C’est juste creepy.

8- Tu portes un ti-masque de chirurgien?

Parce que t’as peur des microbes ? Ah ben câlisse. J’espère sincèrement que tu ne t’es pas blessé en te levant de ton lit en ouatte et en sortant de ta bulle protectrice ce matin. Franchement. Enlèves-moé ça, t’as l’air d’un contrebandier d’organes. J’aimerais me rendre au travail avec mes deux reins, SVP. Inquiète-toi pas, le H1N1 pis l’Ebola sont pas rendus icitte. Pis si c’est TOI qui a le H1N1 ou l’Ebola, quossé que tu crisses en dehors de ton lit d’hôpital ? Idiot. J’espère que la sélection naturelle aura bientôt raison de toi.

9- Le bus et le métro, c’est pas une cafétéria.

Ton sandwich au thon température pièce qui sens la p’tite adolescente qui se néglige, ça te tentait pas de le manger AVANT, ou de le laisser dans ton sac à lunch et le manger APRÈS? Tu chlingue. Peut-être même PLUS que le gars au point 4. Pis ici, c’est pas une poubelle non plus; ton journal pis tes vidanges, y’a des contenants spécialement identifiés pour que tu les crisses dedans. Pis non, c’est pas indiqué ça sur le plancher ou sur le siège à côté de toi. Osti de déchet.

10- Finalement, quand y fait aussi chaud qu’à Punta Cana…

Et que tout le monde attend le bus en ligne au gros soleil plombant à l’extérieur, t’en penserais quoi de préparer ta passe ou ton argent, pour accélérer le processus d’embarquement pour tout le monde? M’semble que c’est pas si compliqué que ça ? Tas besoin de combien de temps de pré-avis avant que tu te rendes comptes que tu bloques toute la file de 50 personnes en train de compter ton p’tit change, pour finalement te rendre compte qu’il te manque un orignal et un canard pour pouvoir défrayer le coût d’embarquement ? (J’ai utilisé les noms d’animaux, parce que je doute qu’avec ton quotient intellectuel sous la moyenne, tu sois capable de compter. Oh, pis c’est pas un canard, mais ça m’étonnerait que tu saches c’est quoi un huard également).

En résumé!

On vit en SOCIÉTÉ. Ce pourquoi ça s’appelle le transport en COMMUN.

Agis en conséquence.

Tu m’gosses.

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